Il faisait beau et chaud. J'eus envie d'aller voleter du côté du bois de Païolive. C'est un bois, avec des chênes-verts, des chênes pubescents, des buis, des genévriers, des genêts, des châtaigniers, mais sa particularité réside dans le fait que ce bois n'est pas seulement peuplé d'arbres, ce qui serait tout à fait normal. Il repose sur des ruines pétrifiées, des blocs de calcaire érodés, des failles avec des voûtes, des labyrinthes, des sculptures naturelles et le dessus de ces blocs érodés en fonction de la dureté du calcaire, ressemble à des vaguelettes figées dans le temps .... pas de mouvement, pas de ressac ! regardez !

 

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Ce bois couvre une superficie de 1668.65 hectares dans lequel la faune et la flore sont largement représentés en espèces rares. Il constitue une réserve protégée. Découvrez les sites sur internet :

www.lieux-insolites.fr/paiolive

www.rhone-alpes-ecologie.gouv.fr

J'ai beau être un papillon, je n'apprécie pas trop les hauteurs abruptes. J'ai préféré suivre le sentier conduisant à l'Ermitage Saint-Eugène plutôt que de risquer de me briser les ailes du haut des falaises à-pic des gorges du Chassezac.

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En montant à l'Ermitage, qui est antérieur au Xème siècle, mais qui ne fut reconstruit et réoccupé qu'à partir de 1994 par un ermite ordonné au monastère de Citeaux, bien sûr, j'y ai vu l'himantoglossum hircinum et l'anacamptis pyramidalis.

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Mais sur une petite surface enherbée, entourée de murs de bloc calcaire ressemblant fortement à nos enclos de Châtel-Censoir, non loin de l'Ermitage, trois petites épipactis m'ont fait un clin d'oeil.

Elles n'étaient pas fleuries, aussi il me fut difficile de les identifier à coup sûr, mais je serais porté à croire que ce sont des épipactis muelleri ou épipactis de Muller.

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Avant de quitter l'Ardèche pour la Lozère, j'ai cherché les orchidées sur le village du Rouret, où les orchis purpurea étaient défleuries, tandis que les anacamptis pyramidalis commençaient leur floraison.

 

 

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